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Un Schéma d’Orientation Local (SOL) est l’outil idéal pour reprendre la main sur l’avenir du quartier Stampia–Sainte‑du‑Chêne. Il permettrait de passer d’une logique de permis au coup par coup (comme JAZY) à une vision d’ensemble pour tout le secteur.

Cet article montre que le projet JAZY ne peut pas être pensé isolément : terrains encore bâtissables le long de la rue du Stampia, pression sur la mobilité, risques d’inondation, conflits avec les fonctions sportives et de loisirs, etc.
Or, le CoDT prévoit justement le Schéma d’Orientation Local comme outil communal pour organiser de façon détaillée l’aménagement d’un site ou d’un quartier complet, en fixant des objectifs et des balises claires.

Un SOL permettrait ici de :

  • Définir à l’avance combien on urbanise, et comment ;
  • Articuler les projets privés (JAZY et futurs) avec les besoins publics (mobilité, espaces verts, équipements) ;
  • Éviter que chaque permis fragmente encore un peu plus le territoire, au détriment des habitants et du paysage.

Ce que permet concrètement un SOL

En Wallonie, un SOL :

  • Précise les activités admises (habitat, équipements, espaces verts) et leur répartition spatiale ;
  • Dessine l’armature des voiries, espaces publics et espaces verts ;
  • Fixe des balises d’intégration paysagère, de densité, de gabarits, d’implantation, d’abords ;
  • Peut organiser le phasage de l’urbanisation, en liant les nouvelles constructions à des conditions (sécurisation d’un carrefour, création d’un chemin piéton, gestion des eaux, etc.).[2][5]

Sur le secteur Stampia–Sainte‑du‑Chêne, cela signifie par exemple :

  • Réserver et sécuriser des corridors de mobilité douce (vers le RAVeL, les écoles, les centres sportifs) avant de multiplier les maisons ;
  • Planifier un réseau d’espaces verts et d’infiltration (noues, parcs, zones non bâties) cohérent à l’échelle du vallon, au lieu de dispositifs dispersés par lotissement;
  • Encadrer les gabarits et implantations pour éviter les vis‑à‑vis agressifs et préserver le caractère rural.

Un outil adapté à un quartier sous pression

Le CoDT insiste sur l’« optimisation spatiale» et la lutte contre l’étalement urbain. Le secteur du Stampia concentre précisément plusieurs enjeux sensibles :

  • Fronts bâtis discontinus, terrains encore agricoles mais constructibles ;
  • Rue locale déjà chargée en trafic, carrefours étroits, présence d’écoles et d’équipements sportifs ;
  • Risques liés à l’imperméabilisation.

Sans SOL, ces questions sont traitées permis par permis, avec le risque :

  • D’additionner des projets incohérents entre eux,
  • De saturer la rue du Stampia sans vision de mobilité,
  • De perdre progressivement les qualités paysagères et écologiques du vallon du Lambais et du quartier.

Un SOL, au contraire, agit comme un manuel de mise en œuvre pour ce morceau de territoire : il cadre les projets privés, donne de la visibilité aux habitants et aligne les décisions sur une stratégie communale assumée.

Qui peut lancer un SOL et comment ?

Un SOL est établi généralement à l’initiative du conseil communal.

Il doit :

  • Respecter le plan de secteur et les schémas supérieurs (SDT, SDC, etc.),
  • Être élaboré par un auteur de projet agréé,
  • Faire l’objet d’un rapport sur les incidences environnementales (RIE),
  • Passer par une enquête publique et des avis d’instances, avant adoption définitive par le conseil communal puis approbation par le ministre.

Les citoyens peuvent aussi proposer un avant‑projet de SOL au conseil communal, qui décide alors de lancer – ou non – la procédure. Dans le dossier JAZY, cette possibilité offre une voie concrète pour transformer l’opposition à un projet isolé en démarche constructive sur l’avenir du quartier.

Pourquoi plaider pour un SOL au Stampia ?

Au vu des éléments déjà documentés (mobilité, inondations, pression foncière, qualité du paysage), le secteur Stampia–Sainte‑du‑Chêne réunit tous les critères pour justifier l’élaboration d’un SOL :

  • Le quartier est déjà urbanisé mais encore évolutif ;
  • Plusieurs parcelles restent constructibles, avec un risque réel de décisions au cas par cas ;
  • Les enjeux de sécurité, d’eau, d’espaces verts et de mobilité dépassent largement le périmètre du seul projet JAZY.

Demander un SOL, ce n’est pas refuser tout changement. C’est exiger que l’urbanisation se fasse avec une vision, des règles claires et un débat public structuré, plutôt qu’au fil des dossiers de promoteurs.

Sources diverses