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N’est-il pas légitime de s’inquiéter de l’état de nos nappes phréatiques ?
Nous estimons que cette préoccupation est non seulement pertinente, mais nécessaire.
Est-il indécent de demander aux opérateurs dont les activités affectent ces réserves d’eau de faire preuve de précaution ?
Nous considérons ces demandes comme pleinement justifiées.
Peut-on qualifier le ministre Coppieters d’inflexible ou d’idéologique ?
Nous estimons au contraire que sa position est rigoureuse, responsable et parfaitement fondée.

Résumé de l’article de Vers L’AVENIR publié le 15-01-2026  .

Les jeunes agriculteurs wallons, réunis au sein de la Fédération des Jeunes Agriculteurs (FJA), manifestent à Namur avec une centaine de tracteurs, ciblant principalement le ministre wallon de l’Environnement et de la Santé, Yves Coppieters. Officiellement, la mobilisation s’inscrit dans le contexte de la colère agricole liée à l’accord Mercosur, mais le ministre estime que celui-ci n’est qu’un « prétexte » : selon lui, la véritable cible est son « plan de réduction des pesticides ».

Ce plan prévoit notamment l’interdiction de l’usage de pesticides dans les zones de captage d’eau, à proximité des écoles et dans certaines zones environnementales ou de santé publique, ainsi qu’un renforcement des règles d’application des produits phytosanitaires. Le ministre défend cette politique au nom de la « santé publique », rappelant que les agriculteurs sont les premiers exposés à ces substances, et invoquant les enseignements des auditions parlementaires menées sur les effets des pesticides.

Face aux critiques de la FJA — qui l’accuse d’agir trop vite, trop loin et de manière isolée — Yves Coppieters affirme que le dialogue avec le monde agricole se poursuit, qu’un « phasage dans le temps » est prévu et que des « mesures d’accompagnement » existent, notamment un budget de 8 millions d’euros sur cinq ans pour soutenir la transition agricole. Il rejette l’argument de l’absence d’alternatives aux pesticides, estimant qu’elles existent et fonctionnent ailleurs.

De son côté, la FJA reconnaît que le Mercosur n’est qu’un élément d’un « malaise agricole plus large et structurel », mais juge incohérent d’imposer de nouvelles contraintes environnementales aux agriculteurs wallons alors que l’Europe autorise l’importation de produits soumis à des normes moins strictes. Les jeunes agriculteurs dénoncent un ministre qu’ils estiment inflexible et idéologique, craignant que ces mesures ne fragilisent davantage des filières déjà en difficulté, malgré les efforts environnementaux déjà consentis par le secteur.

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