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Les travaux menés au Parlement wallon sur les pesticides, à travers une série d’auditions de scientifiques, médecins et agriculteurs entamée fin juin 2025, ont mis en lumière plusieurs constats et revendications majeurs :

Consensus scientifique sur la dangerosité des pesticides

Les experts entendus, notamment des représentants de la Société scientifique de médecine générale, ont réaffirmé que les pesticides présentent des risques avérés pour la santé humaine, affectant en priorité les femmes enceintes, les enfants et les agriculteurs eux-mêmes. Les impacts sur la biodiversité et les écosystèmes ont également été soulignés..

Appel à des mesures concrètes

Les intervenants ont plaidé pour une révision de l’arrêté sur la dissémination des pesticides et des règles d’épandage, la mise en place d’un plan de sortie progressive des pesticides, et un soutien accru aux méthodes alternatives, en collaboration avec le monde agricole.

Critique du manque de courage politique

Plusieurs parlementaires ont exprimé leur frustration face à l’absence de décisions fermes et à la forte influence du lobby industriel, estimant que les alertes scientifiques sont suffisamment nombreuses pour justifier une action immédiate.

Mobilisation citoyenne et associative

Le débat parlementaire a été salué comme une victoire pour les professionnels de santé et les scientifiques mobilisés, ainsi que pour les associations environnementales. Une pétition citoyenne a été lancée pour soutenir une politique alimentaire protectrice de la santé et de la biodiversité.

État des lieux de la politique wallonne

Un rapport de la Cour des comptes a pointé d’importantes lacunes dans la gestion des pesticides en Wallonie : absence de données fiables, manque de coordination entre ministères, objectifs de réduction imprécis, et retards dans la mise en œuvre de mesures prévues.. Le Programme wallon de réduction des pesticides (PWRP 2023-2027) vise une réduction de 50% des quantités et des risques d’ici 2030, mais les indicateurs de suivi ne seront opérationnels qu’à l’automne 2025.

Exigences de la société civile

Les associations et collectifs présents ont demandé l’interdiction rapide des substances les plus dangereuses, l’arrêt des dérogations nationales pour des molécules interdites au niveau européen, et un accompagnement des agriculteurs vers des alternatives sans pesticides chimiques de synthèse.

En résumé, les auditions ont renforcé le constat d’une urgence sanitaire et environnementale liée aux pesticides en Wallonie, et la nécessité d’un sursaut politique pour traduire les connaissances scientifiques en actions concrètes et ambitieuses.

Sources diverses