
Résumé de l’article « Le SDC fait peur aux communes », portant sur les enjeux du Schéma de développement communal (SDC) en Brabant wallon publié dans l’Espace-vie n°324.
Contexte et enjeux du SDC
Le Schéma de développement communal (SDC) doit traduire localement les directives du Schéma de développement du territoire régional (SDT), récemment adopté en Wallonie, qui vise notamment le « zéro artificialisation nette » d’ici 2050. Cette tâche suscite inquiétude et appréhension chez les communes, qui doivent indiquer où et comment urbaniser leur territoire, avec une forte pression pour créer de nouveaux logements tout en préservant les ressources naturelles.
Difficultés et attentes des communes
Les élus et experts réunis lors du Midi de l’Urbanisme à Genappe soulignent que le sujet manque de popularité auprès des citoyens, qui ne s’intéressent souvent à l’aménagement que lorsque leurs intérêts personnels sont en jeu. L’élaboration du SDC demande un véritable courage politique car chaque décision génère son lot de mécontents. L’inclusion précoce des citoyens par des ateliers, visites ou sondages est jugée cruciale pour amener une compréhension partagée des enjeux et humaniser le processus de planification.
État d’avancement et disparités locales
Toutes les communes ne partent pas à égalité : certaines disposent déjà d’un schéma de structure, leur conférant un avantage, tandis que d’autres accusent du retard malgré les budgets et outils alloués par la Région. Mi-2025, seulement 11 % des fonds régionaux dédiés au SDC étaient utilisés, illustrant la lenteur et l’hétérogénéité de la mobilisation. La réserve foncière varie fortement selon les communes : celles très urbanisées (comme Rixensart) doivent miser sur la rénovation et la densification, tandis que d’autres disposent encore de terrains à bâtir.
Objectifs stratégiques et implications territoriales
Le SDT impose de privilégier la construction dans les centralités urbaines et villageoises, déjà bien dotées en services et commerces. À l’avenir, 3 nouveaux logements sur 4 devront être créés dans ces zones. Une fois la réserve foncière épuisée (estimée à 1620 hectares pour le Brabant wallon sur 25 ans), les alternatives devront être la rénovation, l’extension ou la réaffectation des bâtiments existants.
Conclusion
Le SDC incarne un défi technique, politique et citoyen : la réflexion doit être inclusive, transparente et adaptée à chaque réalité locale, avec des choix stratégiques forts pour répondre aux contraintes environnementales et urbaines fixées par la Région wallonne.