
L’article publié par Canopea le 8 avril 2025 examine la capacité du bâti existant à répondre aux besoins en logement actuels et futurs. Il met en lumière l’importance des 45 000 logements inoccupés en Wallonie, un chiffre qui devrait être intégré aux politiques de logement. En s’appuyant sur une étude de la CPDT, l’article démontre que des stratégies de densification douce, telles que la rénovation, la transformation ou la division des bâtiments existants, pourraient suffire à répondre aux besoins en logements pour les 50 prochaines années, tout en évitant l’artificialisation de nouveaux terrains. Canopea préconise une meilleure exploitation du parc immobilier actuel et recommande la réalisation d’une étude statistique approfondie à l’échelle régionale pour évaluer précisément ce potentiel.
L’article insiste également sur le rôle crucial de la rénovation et de la transformation dans la réduction de l’empreinte écologique du secteur de la construction. Ce dernier est responsable d’une part importante de l’extraction de matières premières, de la consommation d’eau, de la production de déchets et des émissions énergétiques. Préserver et adapter les bâtiments existants permet non seulement de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de conserver l’identité architecturale et historique des lieux, évitant ainsi l’uniformisation des paysages urbains.
Des études réalisées en Wallonie et à Bruxelles révèlent un fort potentiel pour créer des logements grâce au recyclage urbain. Parmi les solutions proposées figurent la division des maisons unifamiliales, les extensions verticales et horizontales, ainsi que la reconversion des bureaux vacants en habitations. Ces approches permettraient de répondre à la demande croissante en logements sans nécessiter de nouvelles constructions sur des terrains non urbanisés.
Enfin, l’article souligne l’importance d’intégrer la biodiversité dans les projets de rénovation et construction. Les bâtiments servent souvent d’habitat à diverses espèces animales, et les travaux peuvent menacer ces refuges. Il est donc essentiel d’adopter des mesures telles que l’installation de nichoirs, la végétalisation des toitures et façades, ainsi que l’aménagement d’espaces verts pour préserver et encourager la biodiversité urbaine.
En conclusion, Canopea plaide pour une approche plus durable et respectueuse du territoire, centrée sur l’optimisation du bâti existant tout en intégrant des considérations écologiques dans les projets immobiliers.
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