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Voir également « Pesticides: polémique entre la ministre wallonne et la Société Scientifique de Médecine Générale »

Position publique et intervention dans la presse

Le ministre wallon de l’Environnement et de la Santé, Yves Coppieters (Les Engagés), a réagi à la polémique sur l’impact des pesticides, notamment à la suite des débats publics et des critiques adressées à la ministre Anne-Catherine Dalcq[1][2][3]. Sa réaction s’est articulée autour de deux axes principaux : la nécessité de distinguer les normes sanitaires et environnementales, et la volonté de renforcer la réglementation dans les zones sensibles.

Distinction entre normes sanitaires et environnementales

Dans plusieurs interventions médiatiques et communiqués, Yves Coppieters a insisté sur l’importance de ne pas confondre la « norme environnementale » (limite de 0,1 μg/L pour les métabolites de pesticides) avec la « norme sanitaire » qui détermine la potabilité de l’eau. Selon lui, la présence de métabolites de pesticides au-dessus de la norme environnementale n’implique pas automatiquement un risque pour la santé humaine, ni que l’eau soit impropre à la consommation[2][3]. Il a rappelé que la Wallonie applique des valeurs sanitaires maximales, établies scientifiquement et en concertation avec les autres Régions et le fédéral, qui sont parfois plus strictes que dans d’autres pays européens[2][3].

« La présence de métabolites de pesticides dans l’eau à des concentrations supérieures à 0,1 μg/L n’implique pas que l’eau soit impropre à la consommation. Cette valeur constitue une limite environnementale, fixée dans une logique de réduction des polluants au plus bas niveau détectable, mais elle n’a pas de portée sanitaire »[3].

Volonté de renforcer la réglementation

Sur le plan politique, Yves Coppieters s’est montré favorable à un renforcement des normes encadrant les pulvérisations de pesticides dans les zones de captage d’eau potable. Il a rappelé que la Wallonie est déjà en avance sur d’autres régions en matière de protection, mais il a aussi mis en garde contre la complexité juridique et le risque de voir certaines mesures annulées par le Conseil d’État pour des questions de compétences[1].

« Notre ambition est d’arriver, en collaboration avec la ministre de l’Agriculture, à limiter les pulvérisations dans les zones de protection des captages. Mais attention, il y a des exemples où le Conseil d’État a cassé la volonté de la Région de limiter l’utilisation de certains produits car ce n’est pas toujours clair sur les compétences »[1].

Appel à la rigueur scientifique et à la transparence

Le ministre a également critiqué certains outils de comparaison internationale (notamment ceux publiés par la RTBF), estimant qu’ils pouvaient instiller un doute injustifié dans la population. Il a appelé à une utilisation rigoureuse et responsable des données publiques et à ne pas céder à la peur, mais à la rigueur scientifique[2][4][3].

« La confiance du public dans la qualité de son eau ne peut être minée par des comparaisons internationales hasardeuses. Les autorités wallonnes assurent une vigilance constante, en lien avec les dernières avancées scientifiques et les normes européennes. C’est cette rigueur qui doit prévaloir, pas la peur »[2].

Dialogue au sein du gouvernement

Enfin, Yves Coppieters a souligné l’importance du dialogue avec la ministre Dalcq et la nécessité d’avancer ensemble malgré des sensibilités politiques différentes. Il a assuré qu’il n’y avait pas de fracture politique sur le sujet, mais une volonté commune de progresser dans la protection de la santé publique et de l’environnement[5].

« On peut avoir des visions différentes. Ça, c’est une réalité politique […] Mais on veut avancer ensemble »[5].

En résumé, le ministre Coppieters a répondu à la polémique en plaidant pour une approche scientifique et transparente, en défendant la qualité de l’eau wallonne, et en se montrant ouvert à un renforcement des normes tout en appelant à la prudence juridique et à la concertation politique[1][2][3][5].

  1. https://www.rtbf.be/article/la-wallonie-veut-renforcer-les-normes-encadrant-les-pulverisations-pres-des-captages-d-eau-11554016
  2. https://www.cile.be/actualites/communique-du-ministre-coppieters-en-suite-lemission-investigation-sur-la-rtbf-le-28-05