
Résumé de l’article « Le tissu bâti existant peut-il répondre aux besoins actuels et futurs en matière de logement ? » rédigé par Aurélie Cauchie, publié le 8 avril 2025 sur le site de Canopea.
Lire l'article originalContexte et Objectif
L’article analyse la capacité du parc immobilier existant en Wallonie à répondre aux besoins actuels et futurs en logement, en s’appuyant sur les résultats d’un atelier réunissant chercheurs, urbanistes et acteurs locaux.
Principaux constats
- Ralentissement démographique et évolution des ménages
- La croissance de la population wallonne ralentit, avec une croissance négative attendue à partir de 2047, ce qui impactera la demande en logements.
- Le nombre de ménages augmente malgré la baisse démographique, principalement en raison de la diminution de la taille des ménages (plus de ménages d’une ou deux personnes).
- On estime 140 000 nouveaux ménages d’ici 2060, avec une demande accrue pour des logements de plus petite taille.
- Vieillissement de la population
- En 2050, une personne sur quatre aura plus de 65 ans.
- Le vieillissement soulève des enjeux d’adaptation des logements (accessibilité, proximité des services, lutte contre l’isolement).
- La mobilité résidentielle des aînés est cruciale, nécessitant une offre adaptée et un accompagnement spécifique.
- Vieillissement et sous-occupation du parc de logements
- 30% du parc résidentiel wallon date d’avant 1900, nécessitant souvent des rénovations importantes.
- Près de 80% des logements sont des maisons individuelles en 2024.
- Environ 45 000 logements sont inoccupés en Wallonie.
- 60% de la population vit dans un logement trop grand, et 30% des ménages sont concernés par une sous-occupation importante, surtout chez les 65 ans et plus.
- Potentiel de densification douce
- La division des logements sous-occupés et la mobilisation du « foncier invisible » (logements vacants, sous-utilisés) représentent une opportunité majeure pour créer de nouveaux logements sans étendre l’urbanisation.
- Ces stratégies pourraient permettre de produire près de 200 000 logements dans les centralités urbaines et villageoises, respectant ainsi les objectifs du SDT (Schéma de Développement du Territoire).
- Stratégies territoriales et urbanisme de la ressource
- L’exemple de la Ville de Liège montre l’importance de repenser le territoire en valorisant les espaces non-bâtis et en privilégiant le renouvellement urbain plutôt que l’extension.
- Les pôles d’intensification et les secteurs de transformation sont identifiés comme leviers pour accueillir de nouveaux logements et activités, tout en préservant les espaces naturels et agricoles.
Recommandations
- Changer de regard sur le territoire : considérer le bâti existant et les « vides » comme des ressources à mobiliser.
- Favoriser la division des bâtiments, la densification douce et la mutualisation des espaces (jardins partagés, copropriétés).
- Adapter les politiques locales (SDC) pour intégrer ces principes et répondre aux besoins sociaux, démographiques et environnementaux.
Conclusion
L’article conclut qu’il est possible de répondre aux besoins actuels et futurs en logement en Wallonie sans étendre les villes, en optimisant et en adaptant le tissu bâti existant, ce qui contribue aussi à la cohésion sociale et à la préservation de l’environnement.