
EPURES appelle à une action concertée pour encadrer le trafic aérien
Communiqué de presse d’EPURES 03/02/2025
Au mois d’avril, avant les élections, l’ASBL EPURES, engagée depuis deux décennies dans la lutte contre les nuisances aériennes, appelait à une action concertée pour réduire les nuisances aériennes en Brabant wallon.
Avant les élections régionales, par un recours juridique, le gouvernement wallon avait pris clairement position contre le permis d’environnement pour l’exploitation sans limite de Bruxelles-National, octroyé par la Région flamande. Il semble qu’Yves Coppieters, successeur de Céline Tellier, poursuive cet engagement. Certaines communes brabançonnes avaient manifesté leur intention de lancer également un recours contre cette décision.
Depuis, l’ASBL a pris connaissance de la déclaration du formateur, en date du 31 juillet, dans laquelle il est précisé que :
- Le gouvernement fédéral met en place un groupe de travail, sous la direction d’un ministre par rôle linguistique et du Premier ministre, afin d’élaborer une loi visant à encadrer les procédures et les routes aériennes. Ce groupe de travail sera composé d’experts internationaux issus de chacun des pays voisins et du Royaume-Uni, d’un représentant de chaque entité fédérée et d’un représentant de chaque parti au pouvoir. Les experts internationaux élaboreront une proposition de loi sur le trafic aérien, qui sera soumise au gouvernement conjoint. Cette proposition devra tenir compte des nuisances sonores, de la santé publique, de l’activité économique et de l’emploi.
- Compte tenu de l’importance capitale de l’aéroport de Bruxelles-National pour notre économie, l’emploi et la connectivité de notre pays, le gouvernement soutiendra son développement économique tout en tenant compte des conditions de vie des riverains et de tous les citoyens affectés par les nuisances sonores.
Forte de l’expérience acquise en la matière ces vingt dernières années, EPURES entend rester très vigilante sur ce dossier et appelle les autorités locales, provinciales et régionales à adopter la même attitude de prudence.
C’est pourquoi elle réitère son appel à la création d’un « observatoire de l’aéroport de Bruxelles-National » sous l’égide provinciale. Cette surveillance, que l’ASBL mène depuis deux décennies, pourrait être efficacement assurée par l’administration provinciale, à condition que les communes sollicitent son appui. Une collaboration de cet observatoire avec l’administration et le gouvernement wallons est, bien entendu, des plus indiquées.
EPURES rappelle également que les nuisances aériennes ne sont pas seulement dues aux atterrissages sur la piste 01 ; les décollages génèrent également un lot constant de désagréments, surtout au-dessus du centre et de l’est du territoire.
Rapidement, l’ASBL reprendra contact avec les élus concernés afin de les sensibiliser à la question et d’être prête lorsque le groupe de travail fédéral lancera ses travaux.