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EPURES publie une note d’observations relative à la demande de permis d’urbanisme introduite pour la construction de neuf espaces de stockage pour PME, derrière le n°202 chaussée de Wavre à Grez-Doiceau. Cette note a été rédigée à partir des pièces du dossier, des plans et des règles applicables en zone d’habitat, avec un objectif simple : vérifier si le projet est réellement compatible avec son environnement et avec le bon aménagement des lieux.

Notre démarche n’est pas de contester par principe toute activité économique. En zone d’habitat, certaines activités non résidentielles peuvent être admises, mais à une condition essentielle : elles ne peuvent pas mettre en péril la destination principale de la zone, qui reste la résidence, et elles doivent être compatibles avec le voisinage. C’est précisément sur cette démonstration que le dossier nous paraît insuffisant.

Le projet examiné ne consiste pas en une simple annexe ou en une petite activité discrète. Il porte sur un ensemble neuf de 9 unités de stockage pour PME, implanté en lot de fond, à l’arrière des constructions bordant la chaussée de Wavre, au contact d’un environnement résidentiel. Les plans montrent un bâtiment d’environ 57 mètres de long, avec une cour de desserte, des parkings, des portes sectionnelles et une organisation qui relève d’un petit site d’activité, davantage que d’un usage accessoire à l’habitat.

Plusieurs points appellent selon nous une attention particulière. D’abord, la compatibilité avec le voisinage n’est pas objectivée de manière suffisante : le dossier affirme que le trafic serait modéré et les nuisances limitées, mais sans définir clairement les futurs occupants, les horaires, le nombre réel de mouvements, les types de véhicules admis ni les restrictions d’usage opposables. Ensuite, la gestion des eaux pluviales repose sur un dispositif technique dont la robustesse nous semble insuffisamment démontrée, alors que le projet réduit fortement la pleine terre et accroît l’artificialisation du terrain. Enfin, la question de l’accès des secours et du type de charroi potentiel mérite, elle aussi, un examen rigoureux.

Notre note souligne aussi que le problème principal n’est pas seulement architectural. Le bâtiment n’est pas nécessairement le plus haut du voisinage, mais il introduit en intérieur d’îlot un volume économique long, continu et monofonctionnel, peu cohérent avec le tissu environnant de maisons, jardins et parcelles résidentielles. C’est donc avant tout une question de structure urbaine, d’usage et d’incidences cumulées.

En publiant cette note, EPURES souhaite contribuer à une information locale sérieuse, fondée sur des faits vérifiables et des arguments lisibles par tous. La qualité du débat public dépend aussi de cela : pouvoir discuter d’un projet sur base des plans, des chiffres, des textes applicables et des impacts concrets, plutôt que sur des impressions générales.

Nous invitons les habitants, riverains et personnes intéressées à prendre connaissance de cette note, à se faire leur propre avis et, le cas échéant, à participer à la procédure de manière informée.

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