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Extrait de notre mémorandum pour les élections communales 2024.


Points principaux

  • Ne pas empiéter sur les terres agricoles, surtout s’il existe des zones dédiées aux projets envisagés.
  • Ne plus considérer qu’il y a de bonnes ou mauvaises terres agricoles.
  • Favoriser une agriculture favorable à la biodiversité, à la conservation des sols, …

Réflexions

La FUGEA est certes plus consensuelle, mais la charte du MAP, plus radicale, mérite certainement, à cause justement de cette radicalité, votre attention.  Nous vous invitons à prendre connaissance des positions des mouvements/syndicats  du secteur et à vous en inspirer pour la « politique agricole » que vous mènerez.

Position de la FUGEA

La FUGEA, syndicat agricole wallon, propose six axes clés pour soutenir une agriculture durable et résiliente, en sollicitant les communes à agir :

  • Protéger les terres agricoles : Lutter contre l’artificialisation des terres et garantir leur usage nourricier via des politiques territoriales locales.
  • Gérer les terres publiques agricoles : Préserver les terres publiques pour un usage agricole, notamment pour faciliter l’accès au foncier des jeunes agriculteurs.
  • Soutenir les circuits courts : Encourager les producteurs locaux en facilitant la logistique et la promotion des circuits courts.
  • Promouvoir des cantines locales et durables : Utiliser des produits locaux et bio dans les cantines publiques.
  • Entretenir les infrastructures agricoles : améliorer l’entretien des routes et abords des parcelles pour faciliter le travail des agriculteurs.
  • Faciliter le travail quotidien des agriculteurs : Simplifier les démarches administratives, assurer l’accès à l’eau et organiser la gestion des déchets agricoles.

Ces mesures visent à renforcer la résilience du secteur agricole tout en soutenant les producteurs locaux et la durabilité alimentaire.

Le texte complet.

La position du Mouvement d’Action Paysanne

Le document « Charte paysanne communale MAP-1 » présente un appel urgent à l’action pour soutenir l’agroécologie paysanne et les droits des paysans. Le Mouvement d’Action Paysanne (MAP), créé en 1998, cherche à préserver l’agriculture paysanne en défendant des pratiques agricoles écologiques et durables, en ligne avec la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Paysans (UNDROP). La charte appelle les élus et les citoyens à s’engager à promouvoir ces droits, à protéger l’environnement et à assurer la souveraineté alimentaire locale.

Cette charte incarne une vision d’avenir où l’agriculture et l’alimentation sont des éléments centraux de la vie communautaire, gérés de manière collective et responsable. En adoptant cette approche, les communautés peuvent non seulement améliorer leur résilience face aux crises actuelles, mais aussi construire un modèle agricole et alimentaire plus juste et durable pour les générations futures.

La charte des communes paysannes

La charte des communes paysannes met en avant un modèle d’agriculture respectueux de la nature, de la biodiversité et des droits des agriculteurs. Face à un monde où l’agriculture industrielle menace la terre, l’alimentation et les écosystèmes, cette charte appelle à un changement radical en faveur de l’agroécologie paysanne.

Elle souligne l’importance de préserver le lien entre l’homme et la nature en favorisant des pratiques agricoles durables, en protégeant les savoirs traditionnels, et en soutenant les petits producteurs. Ces derniers, souvent marginalisés, doivent être protégés et leurs droits respectés. La charte plaide pour un accès équitable à la terre, à des semences locales et à des marchés pour garantir des systèmes alimentaires durables et justes.

D’un point de vue politique, elle exhorte les autorités locales à prendre des mesures concrètes pour soutenir l’agroécologie paysanne. Les communes doivent encourager la biodiversité, lutter contre l’urbanisation excessive des terres agricoles et favoriser l’accès à la terre pour les jeunes agriculteurs. Des initiatives telles que la création de comités paysans, de marchés locaux, de coopératives et de circuits courts sont encouragées pour renforcer l’autonomie alimentaire des territoires.

D’un point de vue social, la charte appelle à une plus grande solidarité entre les citoyens, les producteurs et les collectivités. Les communes sont invitées à promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, tout en favorisant la transmission des savoirs traditionnels. Les paysans doivent avoir accès à une formation adaptée, en lien avec les enjeux écologiques actuels.

Cette charte s’inscrit dans une démarche globale pour un système agricole plus juste, plus solidaire et plus durable, à l’échelle locale et internationale. Elle s’inspire de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans (UNDROP) adoptée en 2018, et propose des actions concrètes que chaque commune peut mettre en place pour soutenir l’agriculture paysanne et garantir l’accès à une alimentation saine pour tous.

Le texte de la charte