
Résumé d’un article d’Arnaud Huppertz, publié le 02-07-2025 dans Vers L’Avenir.
NB. Si notre association avance régulièrement le besoin d’un observatoire des nuisances aériennes, elle n’est pas ici à la manœuvre.
Lors du dernier conseil provincial du Brabant wallon, une question du conseiller Luc D’Hondt (DéFI) sur l’impact du survol aérien lié à Brussels Airport a été jugée irrecevable. Il souhaitait interroger le collège provincial sur l’augmentation de la participation de la Région flamande dans l’aéroport et ses conséquences en termes de nuisances sonores pour les habitants du Brabant wallon.
La présidente du conseil, Maha Karim-Hosselet (Les Engagés), a justifié ce rejet en rappelant que l’aéroport relève des compétences régionales et fédérales, et non provinciales. Le président du Collège provincial, Tanguy Stuckens, a appuyé cette décision, estimant que l’actionnariat de l’aéroport ne concernait pas le conseil provincial.
Luc D’Hondt a toutefois exprimé son incompréhension, soulignant que l’association Épures plaide depuis longtemps pour la création d’un observatoire réunissant la Province et les communes concernées, afin de suivre les impacts du survol aérien sur le Brabant wallon. Il estime que cette demande concerne bien la Province, en tant qu’acteur de coordination territoriale.
Tanguy Stuckens reconnaît que la question des nuisances sonores pourrait effectivement faire l’objet d’un débat provincial, mais à condition d’être formulée directement sur cette problématique précise, comme le propose Épures, et non comme un volet secondaire d’une question sur l’actionnariat.
En filigrane, l’article met en lumière une tension croissante sur la légitimité des questions jugées « hors sujet » au sein du conseil provincial, alors même que certaines touchent des préoccupations locales fortes comme celle du survol aérien.