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Source de l’article: http://www.mpact.be/fr/villeduquartdheure/

L’article de Mpact présente la ville du 1/4 d’heure comme un modèle de proximité où chaque quartier devrait offrir une « base » de services accessibles en 15 minutes à pied ou à vélo (alimentation, école, santé, travail, loisirs, espaces verts), dans une logique de ville polycentrique et de mobilité durable. Ce modèle repose sur les « 3 D » : diversité des fonctions dans le quartier, densité suffisante pour soutenir les services, et design de l’espace public favorisant la marche, le vélo et la qualité de vie, tout en évitant l’image d’îlots fermés ou de localisme enfermant.

Le texte insiste sur l’ancienneté de l’idée (unité de voisinage de Clarence Perry, cités-jardins, quartiers modernistes) et sur sa réactualisation par Carlos Moreno, puis dans les politiques urbaines récentes (Paris, Bruxelles ville des 10 minutes, effet des confinements Covid). Mpact souligne que la ville du quart d’heure ne peut pas être appliquée de façon uniforme : il faut partir des besoins hyperlocaux, de la qualité réelle des équipements et de la complémentarité entre quartiers, plutôt que viser la même offre partout.

L’article met ensuite en avant les enjeux d’inclusion et de justice sociale : la participation citoyenne ne garantit pas automatiquement l’inclusion, car elle est souvent captée par une « élite de la participation » ; il faut donc intégrer les groupes sous‑représentés (femmes, jeunes, personnes précaires, personnes handicapées…) et penser une politique du logement forte, accessible et diversifiée pour éviter que la ville du quart d’heure ne devienne un privilège pour quelques-uns. La crise Covid illustre ces inégalités (terrasses remplaçant des places de parking, exode des ménages aisés vers la périphérie, locataires et publics fragiles « prisonniers » en ville), ce qui conduit Mpact à affirmer que le logement est le socle indispensable du concept.

Une autre partie traite du rôle de la rue et des territoires non centraux : la rue est présentée comme un levier direct du droit à la ville (piétonisation, réduction du trafic de transit, réaffectation des places de parking) et la notion de ville du quart d’heure est étendue aux zones rurales et périurbaines via la combinaison des modes (voiture, vélo, transports publics) et des nœuds de mobilité (Points Mob). La distance en temps (15 minutes) est jugée plus pertinente que le rayon métrique classique (700 m) pour organiser cette complémentarité.

Enfin, Mpact souligne que beaucoup de Belges vivent déjà de fait dans une ville du quart d’heure, mais que l’hégémonie de la voiture et l’occupation de l’espace public par l’automobile empêchent d’en profiter pleinement ; une réorientation vers la mobilité partagée, la multimodalité, un meilleur espace pour les modes actifs, associée à des politiques foncières et de logement adaptées, permettrait de concrétiser ce potentiel. L’organisation conclut que la ville du 1/4 d’heure existe déjà en germe et qu’il s’agit maintenant de « donner le coup d’envoi », en marchant et en pédalant.